Depuis toujours, l’une des préoccupations des entreprises est d’assurer la montée en compétence de ses collaborateurs.

 

C’est, au-delà d’une nécessité, une obligation, comme le stipule le code du travail, afin de maintenir les capacités de chacun à occuper un emploi, en dépit des évolutions organisationnelles et technologiques.

Aujourd’hui, à peu près 4 générations se croisent au sein de l’entreprise. Les baby-boomers qui sont à moins de 10 ans de la retraite, les « X » qui ont entre 36 et 55 ans, les « Y » qui ont eux, entre 20 et 35 ans, et enfin les moins de 20 ans qui sont sans doute les futurs « Z ».

Les « digital natives », soit les « Y » et les « Z », sont en rupture totale avec les générations précédentes.

Le temps est fini où l’ancienneté portait en elle le savoir. Aujourd’hui, le savoir peut venir d’en bas. La disruption, « méthodologie dynamique tournée vers la création » serait l’apanage des jeunes, des créateurs, des nouveaux entrants*.

Comment faire en sorte, donc que l’entreprise continue d’avancer ? Comment rester à la pointe ?

La « formation » au sens traditionnel du terme a peut-être vécu ?

Certaines entreprises ouvrent de nouvelles voies pour tenter de réduire leur fracture numérique.

Parmi elles, le reverse mentoring : un dirigeant accepte de se faire guider à travers l’époque et ses ruptures par un jeune qui les « parle » couramment ! Il n’est plus rare de voir les membres des comex affublés de leurs jeunes conseillers à l’innovation (les shadow boards).

Mais cette relation n’existe qu’au sein d’une entreprise et suit des contraintes évidentes de temps, d’organisation, de confidentialité, de compatibilité intellectuelles, etc.

Envisageons le TimeFunding comme le reverse mentoring « externalisé ».

Principe : Un expert prête son temps à une start-up en croissance, qui le rétribuera pour ce temps plus tard, sous forme d’émoluments ou d’equity.

Un binôme de TimeFunding est la rencontre entre le besoin d’un mentor entrepreneur et le besoin d’un manager en poste au sein d’un grand groupe.

La notion de collaboration est réinventée sur les bases simples d’une mission :

  • Il s’agit d’un plongeon opérationnel pour le manager expert
  • L’expertise du manager est elle-même la réponse au besoin de l’entrepreneur mentor

Contrairement au reverse mentoring, dans une relation de TimeFunding, le principe même de « reverse » n’est pas la finalité de la collaboration, mais un « bénéfice collatéral » !

 

Les différences :

  • Dans le cadre du TimeFunding, le mentor est un dirigeant de start-up (créatif sans cadre, initiateur, inventeur, dynamique et ultra motivé)
  • la relation collaborative repose sur le besoin de la start-up et le besoin de l’expert
  • la relation est gagnant-gagnant-gagnant (Le grand groupe accompagne la mise à niveau de ses managers ; l’expert gagne en compétences ; la start-up bénéficie d’une ressource qu’il ne paie pas tout de suite)

 

Les valeurs du « reverse mentoring » sont néanmoins bien là en fin de mission…

  • Créativité, souplesse, clairvoyance, « empowerment », autonomie pour le manager

…accompagnées de leurs effets immédiats sur l’attitude du manager en question :

  • Compréhension, réactivité, curiosité… capacité à être opérationnel sur des sujets auparavant opaques.

 

Le TimeFunding est assurément LA nouvelle façon d’envisager la formation de haut niveau pour les grands groupes et les ETI.

 

 

*c’est une vision réductrice de la disruption mais elle nous suffit ici.

**  JDN journaldunet.com

***  Ministère du Travail

 

Par Nash Hughes.