Simple effet de mode ou courant durable, toujours est-il qu’aujourd’hui, beaucoup d’individus en âge de travailler choisissent d’entreprendre plutôt que de se mettre en quête d’un CDI.

 

En gros, il devient plus intéressant pour un individu de chercher des clients que de trouver des patrons.

Cette lente mais profonde mutation, de mon point de vue, est le fruit d’une société certes de plus en plus égoïste mais paradoxalement aussi de plus en plus ouverte, notamment grâce aux nouveaux moyens de communiquer, de consommer, d’apprendre, de partager…

A l’heure où les vieilles recettes macroéconomiques échouent à relancer un marché de l’emploi (en France) pour des raisons qui appartiennent à un autre débat, les actifs occupés et les chômeurs sont donc de plus en plus tentés de croire en eux, de croire en leurs projets et donc, de s’en sortir grâce à l’entrepreneuriat.

Mais tous ne franchissent évidemment pas le pas.

En parallèle à cette révolution en marche, et dans un modèle plus classique quoique récent, se trouvent des jeunes entreprises, des start-up, de petite ou moyenne taille, ayant des besoins en recrutement que leur interdit leur trésorerie.

Les aides à l’embauche sont conditionnées à tellement de contraintes, les CDI font tellement peur sans perspectives claires, sans croissance, que ces besoins ne rencontrent jamais les expertises pourtant disponibles à foison sur le marché de l’emploi et/ou en entreprises…

Il est donc difficile pour des entreprises en phase d’amorçage, n’ayant pas encore réalisé de tour de table mais pouvant arguer d’une idée forte et d’un avenir potentiellement radieux, d’embaucher les deux ou trois experts dont elles ont cruellement besoin pour accéder à la phase suivante : la levée de fonds, par exemple.

La réflexion que nous avons menée touche donc à ces deux masses qui se font face sans jamais se rencontrer : les experts d’un côté, les employeurs de jeunes entreprises de l’autre. Elle touche donc naturellement à notre façon d’envisager notre temps, nos investissements, notre travail, nos contrats, notre emploi, et d’une façon plus large, notre bonheur.

Le moment clef d’une campagne présidentielle demeure une chance de faire passer des idées nouvelles dans le débat, et ce surtout quand il s’agit d’une véritable mutation aussi importante que celle du marché du travail….

Et vient donc le moment pour nous de partir à la recherche d’oreilles attentives et d’esprits vifs, afin de présenter les idées et le projet que nous défendons à nos futurs dirigeants, à nos futurs élus. Il est temps de faire remonter ces réflexions dans le débat politique, de faire en sorte que l’on puisse infléchir la loi pour permettre à ces nouveaux modes de vie d’émerger !

Qu’est-ce que le TimeFunding ?

Il s’agit simplement d’une market place permettant aux individus actifs occupés ou non, de mettre leurs compétences à la disposition de jeunes start-up viables en phase 1 de développement.

Ces start-up ne payant pour ces compétences sous formes d’equity ou d’honoraires, qu’in fine.

Pour le volet entrepreneurial, c’est une solution pour les start-up ayant des trésoreries balbutiantes, et pour le volet social, c’est une possibilité de conserver les « seniors » précarisés dans le monde de l’entreprise, en contact avec l’innovation, notamment.

D’un point de vue RH, c’est aussi la possibilité pour de grands groupes, d’envoyer au front des experts chevronnés mais peu « réceptifs » à l’économie actuelle, se frotter à elle dans une relation « gagnant-gagnant » : expertise contre formation ou « mise à jour ».

Il s’agit aussi donc pour les grands groupes d’une opportunité de participer à l’essor de jeunes entreprises en mettant à disposition leurs experts en échange de prises de participations. C’est donc à la fois un changement radical de penser la formation RH mais aussi les stratégies d’investissement pour une prise de risque proche de zéro pour des groupes ayant la force de mobiliser de nombreuses compétences afin de dynamiser le tissu d’entreprises nationales.

Voilà pour les grandes lignes. Il y en a mille autres qui nous emmènent notamment via des blockchains vers une réelle réflexion sur ce que vaut le travail, sur la notion de « prêt de temps » et sur la création d’un « étalon-temps » d’échange… bref : work in progress…

La réflexion est donc ici-même ouverte, concomitamment au lancement du TimeFunding.

Donc si vous avez un peu de temps à nous accorder, nous serions ravis de vous lire par ici. Et si vous êtes conquis, alors inscrivez-vous dès maintenant !

 

Par Elodie Hughes.