TimeFunding, le bonheur de participer …

 

À l’heure où le salariat périt, au moment de discuter de l’opportunité du CDI, alors même que le sens du mot « carrière » n’a plus qu’un sens très minéral, au moment où certains évoquent la possibilité d’un revenu universel, il est naturel de se poser des questions sur notre façon d’envisager le travail.

 

Il est même de plus en plus normal de se poser la question de ce que l’on attend de sa vie professionnelle.

 

On a souvent entendu parler d’un certain « épanouissement » au travail. Mais nous ne l’atteignons quasiment jamais et si peu d’entre nous ont cette chance, qu’il est devenu une forme de notion floue, cet épanouissement, que l’on assène aux jeunes diplômés quand on leur promet encore mieux que ça en leur prophétisant le « bonheur » au travail.

 

Cette notion de bonheur, dans l’emploi salarié, trouve à court ou moyen terme sa limite dans une réalité très sombre : le monde du travail est un monde semé d’embûches, de manigances politiques, de coups fourrés, d’échecs, de cohabitations forcées, d’hétérogénéités mal gérées, de gouvernances moribondes, et quand un nouvel entrant sur le marché du travail rêve, pour l’atteindre, de grandes structures rassurantes, ce fameux « bonheur » qu’on lui promettait, se cache plus certainement dans les fonctionnements et organigrammes des ETI et des PME.

 

Là où l’Homme a encore toute sa place.

 

Et les clefs de ce bonheur, au sens moderne, se situe de facto, plus certainement encore dans les solutions risquées que constituent les statuts d’indépendants, ceux d’entrepreneurs ou plus récemment, d’autoentrepreneurs, de slasheurs, et bientôt, de travailleurs-investisseurs comme les TimeFunders.

 

La réalité est toute simple : la quête et encore plus « l’obtention » du bonheur ne passent généralement pas par le travail et l’on assiste le plus souvent à une quête de la tranquillité au travail pourvoyant à des moyens financiers et matériels pour trouver son bonheur ailleurs : cellule familiale, passions à assouvir, voyages, etc… et il est devenu tout à fait commun d’admettre que le travail n’est finalement « qu’alimentaire ».

 

Même pour les plus carriéristes d’entre nous, souvent, ce bonheur hyperactif, cette fuite en avant, cette course à la promotion, ces jeunes années brûlées à croire que le bonheur était au bout de l’heure sup, l’horloge biologique est là, autour de 40 ans, pour rappeler que le cimetière, sinon le site de dating est de plus en plus plein de jeunes-vieux célibataires riches… qui font le bonheur de leur gestionnaire de fortune.

 

C’est déjà ça.

 

Pour l’immense majorité d’entre nous, il est rare de trouver le bonheur au travail. Parfois, on le frôle parce que les tâches qui nous incombent sont formidables, mais c’est le moment que choisit un supérieur hiérarchique pour ternir ce moment de félicité : l’organigramme, la promotion et le management sont des outils de destruction massive du bonheur au travail.

 

L’incompétence programmée, la médiocratie et l’absence totale de reconnaissance du mérite sont les ingrédients de la déliquescence de l’implication et à plus forte raison de l’épanouissement au travail des collaborateurs d’une entreprise.

 

Comme je le lisais récemment dans le quotidien Suisse Le Temps, « Pour Laurence J. Peter et Raymond Hull, auteurs du célèbre ouvrage ‘Le Principe de Peter’, dans une hiérarchie, tout employé est amené à s’élever à son niveau d’incompétence. Il en résulte qu’avec le temps, tout poste est inévitablement occupé par un employé incapable d’en assumer la responsabilité. »

 

Et voilà en une phrase l’explication de nombre de maux d’un management à la Française qui confond souvent l’arrogance du petit chef et le leadership du visionnaire… l’un faisant du bruit sur place quand l’autre pense et avance.

 

Le Temps offrait encore cette référence intéressante : « Charles-Henri Dumon, président fondateur du cabinet Morgan Philips, exprime la même idée dans son livre Recruter les meilleurs à l’ère digitale (éd. Eyrolles). ‘Les individus sans grand talent ne savent pas, ne peuvent pas et surtout ne veulent pas recruter des profils qui sortent du lot. Sélectionner quelqu’un de meilleur qu’eux les mettrait en danger.’ »

 

Dans les grandes structures, si l’on ajoute à ce triste constat les manigances politiques, les recours fréquents aux placardisations dorées, le réseautage et le copinage, il y a de quoi perdre de vue la notion de bonheur, celle d’épanouissement voire tout bonnement le sens même de la fonction au travail.

 

Alors quand certains préfèrent cacher leur activité professionnelle, taire leur labeur quotidien, faire semblant de ne vivre qu’en dehors du temps travaillé, rongés par la honte que leur procure leur emploi, mais ne pouvant décemment l’avouer à personne à une époque de chômage de masse dans laquelle, avoir un emploi est considéré comme une chance, d’autres cherchent ailleurs ce que la société leur a promis, ce que la société leur doit : du bonheur au travail et du bonheur tout court !

 

Petite parenthèse : dans le même temps, le statut procuré par le travail, lui, n’a pas perdu de valeur dans notre société. Mais ce n’est pas antinomique puisque l’envie de s’accomplir dans un travail indépendant est une valeur nouvelle et reconnue, donc un signe extérieur d’accomplissement personnel si ce n’est de bonheur… mais revenons-en à nos moutons… et le terme est bien choisi.

 

C’est donc souvent en fuyant le cadre solennel de la grande entreprise ou d’un cadre trop rigide que cette quête du bonheur se fait, et les solutions pour sauter le pas sont nombreuses : démissionner et lancer une activité, profiter du chômage pour solliciter les aides à la formation et à la création d’entreprises que propose Pôle Emploi, opter pour l’auto-entrepreneuriat pour débuter une activité…

 

On connaît par cœur les histoires communes et de plus en plus fréquentes de cet agent de sécurité ayant lancé une appli reconnue ; de cette ancienne trader aujourd’hui à la tête de quelques bars à Smoothies Bio ; ou encore de ce couple de cadres sup ayant considéré l’ouverture d’un restaurant gastronomique comme une alternative au burn-out…

 

Mais le risque est souvent immense. Et peu d’entre nous auront les épaules suffisamment solides pour faire le grand saut, encaisser les difficultés, et éventuellement gérer l’échec.

 

Difficile quête…

 

Depuis quelques années, les générations X, Y et Z déferlent sur le marché de l’emploi… et elles bouleversent les codes, changent la donne, cassent les habitudes.

 

Les jeunes qui débarquent sont des zappeurs.

 

Y compris pour leur carrière.

 

Et les envies sont simples : on ne cherche plus le bonheur AU travail, mais le bonheur EN travaillant.

 

La différence est énorme.

 

La nouvelle génération veut travailler pour plusieurs donneurs d’ordre (employeurs, certes, mais plus probablement des clients !), simultanément ou au cours d’une vie professionnelle. La nouvelle génération ne connaît pas les frontières.

 

Cette génération veut travailler « quand elle le veut ». Elle fonctionne au résultat et pas aux « moyens », loin du pointage et la maladie de la réunionite aiguë.

 

Cette génération veut travailler « d’où elle le veut ». Du travail à domicile à temps partiel ou transfrontalier au travail en remote total, la distance, le fuseau horaire ou la mobilité ne sont plus un obstacle.

 

A l’heure où le débat politique des anciens, divague sur les notions de « temps de travail » et de « modifications du CDI », les nouvelles générations pensent à un paradigme totalement neuf qui rétablit le travail au cœur de la quête et probablement de l’obtention du bonheur : tant que je fais ce que l’on me demande dans les temps, peu importe comment, quand et depuis où !

 

Et au cœur de ces nouvelles aspirations, de ces nouvelles envies, l’indépendance de l’entrepreneuriat prend une place colossale.

 

Pour plus de deux tiers des Français actifs de moins de 45 ans, entreprendre « c’est réaliser ses rêves ».

 

Cette idée en dit long sur la façon que l’on a aujourd’hui de penser l’accès au bonheur et sa façon de déteindre sur notre manière de travailler ou d’envisager notre lien au travail.

 

La révolution digitale ou numérique (selon qu’on l’appelle par son prénom ou par son nom de famille !), permet aujourd’hui de mettre en pratique tous les rêves d’hier : mobilité, télétravail, multiplication des compétences, freelancing, formations en ligne, création de start-up, etc… comme le disent les anglo-saxons « sky is the limit ! »…

 

La jeunesse a épousé la révolution technologique et accouche aujourd’hui de millions de baby-entrepreneurs. Les start-uppers sont le carburant de l’économie digitale, l’expression du retour du bonheur-travail et cette réalité est contagieuse. Il suffit de voir le décalage qui existe entre le management des GAFA/NATU et celui des institutions séculaires du CAC40. La remise du « bonheur » au coeur de l’entreprise n’est pas une idée sur un bout de papier, mais bien quelque chose qui vient du sommet, qui est transmis par les créateurs à tous les collaborateurs, jusqu’au dernier recruté. On pourrait même évoquer les CHO (Chief Happyness Officers) et leurs prérogatives diverses, mais ce n’est pas notre propos.

 

Aujourd’hui, toutes les générations sont contaminées : les quadras, les quinquas, les préretraités, les chômeurs de tout âge, les personnes éloignées de l’emploi (conjoints d’expatriés, handicapés) ou en dehors du marché (étudiants, retraités) ; tous veulent une part de ce nouveau bonheur, et goûter à ces nouvelles façon de travailler ensemble.

 

Et les outils sont là qui leur tendent la main pour les aider à se lancer : économie collaborative, crowdfunding, incubateurs,  fonds d’investissement, aides publiques …

 

Mais pour certains, cela ne suffit pas. Le risque est trop grand. On peut comprendre qu’il soit moins aisé pour un cadre d’Orange, de prendre en main sa seconde vie professionnelle après 20 ans de boîte. Il a sans doute plus en commun avec un ancien fonctionnaire des Postes et Telecommunications sous Giscard qu’avec un start-upper développant une application de partage de nounous.

 

Mais l’envie d’entreprendre est là, qui sommeille… malgré le salariat rassurant. Malgré les cultures d’entreprises, malgré les générations.
Entreprendre, c’est à la mode, mais pas seulement.

 

C’est utile. Pour moi, mon bonheur, mon accomplissement. Mais aussi à la société : je peux créer, je peux créer pour d’autres.

 

Pour ceux qui ont donc ces envies, mais pas encore suffisamment de confiance en leur propre projet ou qui ont une envie, mais pas l’idée qui leur permet de franchir le pas, il existe une nouvelle façon de trouver ce bonheur. Pour ceux-là, la quête du bonheur passe par le TimeFunding.

 

Le TimeFunding naît du constat que nous venons de dresser : nous aspirons à une gestion plus autonome de notre temps, à la distribution et à la valorisation de notre savoir-faire indépendamment de la notion de travail.

 

Je peux décider aujourd’hui de prêter 10 000 euros à un entrepreneur. Celui-ci peut décider pour se lancer de faire appel à du Crowd-lending (du prêt participatif). Mais il peut tout autant décider que pour faire avancer son projet, il a besoin d’un développeur, d’un commercial et d’un chef de projet marketing… le tout sans pouvoir les embaucher immédiatement.

 

Avec le TimeFunding, je peux prêter ma compétence à cet entrepreneur pour mener à bien sa mission. Une fois celle-ci menée à bien, il me remboursera ou il me proposera un boulot et peut-être même qu’il m’associera à sa croissance en me donnant une part du capital de sa structure si tel est le contrat qui nous lie.

 

Le TimeFunding transforme la compétence en produit financier. Et permet à toute compétence d’être donc un placement ou un prêt au sein d’une entreprise naissante. Et en ce sens, le TimeFunding permet à tout un chacun, en investissant dans des start-up en croissance, de devenir un peu « entrepreneur », certainement investisseur, et très probablement plus heureux.

 

Le TimeFunding est une occasion pour nombre d’entre nous de garder contact avec l’économie de la connaissance et des savoir-faire, de devenir des slashers, de varier les expériences, de plonger dans l’économie numérique, de donner un sens à une compétence que l’on croyait sans valeur (je pense à des structures comme les compagnies d’assurances qui sont sur-staffées en fonctions « support » ; ces mêmes fonctions qui manquent cruellement aux start-up en développement !), de goûter à des domaines que l’on pensait totalement éloignés de notre monde !

 

Le TimeFunding, mettant le temps au coeur de sa réflexion, permet par nature, de nous faire changer d’époque…. de vivre AVEC notre temps.

 

Et enfin, et parce que le temps reste de l’argent, il est important de réfléchir à ce que le TimeFunding promet.

 

On nous a vendu les idées de travailler plus pour gagner plus. Puis la crise nous a contraints à considérer qu’il fallait travailler plus pour gagner la même chose… avec le TimeFunding, l’invitation est plus saine puisqu’il s’agit de « travailler mieux tout en gagnant plus »…

 

Et quand tout travailleur peut devenir un investisseur par simple choix, le sempiternel combat syndical contre le capital s’évapore pour laisser place à une société cohérente faite d’entrepreneurs, d’investisseurs, de salariés partagés, d’indépendants mobiles, d’individus multicartes, multifacettes, d’humains à 9 vies, mais surtout d’humains heureux. Mais là, il s’agit du doux rêve au bout du chemin.

 

Vous venez avec nous ?

 

Par Elodie Hughes.